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Exsiccatae et autres récits

Bill Vincent
2386, 2025 (détail) Crédit photo: Bill Vincent

Du latin exsiccatus : séché. Nom commun. Spécimen desséché de plante conservé dans un herbier. (Par extension) Collection raisonnée de ces spécimens.

Cette exposition rassemble une vingtaine d’œuvres de la série Exsiccatae, amorcée durant les années de pandémie, ainsi qu’une dizaine de grands tableaux issus de la série sur les arbres, inspirée des érables des forêts familiales et des oliviers photographiés en Grèce. En résonance avec les Vanitas de l’histoire de l’art et les méditations de l’Ecclésiaste, l’ensemble explore le passage du temps, la fragilité du vivant et les cycles de disparition et de renaissance.

À travers des dessins et peintures hyperréalistes de spécimens botaniques, Exsiccatae aborde la mortalité, la mémoire et la transformation. Des fleurs séchées sous pression, photographiées sur boîtes lumineuses, sont transposées en tons bleus inversés évoquant l’imagerie radiographique. Présentées dans des cadres d’acier robustes, ces œuvres délicates prennent la forme de taxonomies à la fois scientifiques et poétiques. Les formes naturelles, préservées et suspendues dans le métal, deviennent métaphores de ce qui persiste après la disparition : une mémoire, une aura, une trace.


À PROPOS DE L'ARTISTE

Originaire de l’Ontario, Bill (William James) Vincent choisit en 1975 de résider au Québec afin de poursuivre une carrière en arts visuels. Travaillant principalement en gravure sur bois (xylographie) et en peinture, il réalise plus de vingt-deux projets d’art public au Québec et reçoit de nombreuses bourses des gouvernements fédéral et provincial. Membre de l’atelier ARG et d’Engramme depuis 1977, il est récipiendaire du Prix Videre, Reconnaissance en arts visuels en 2012, puis du Prix Videre de Création et arts visuels en 2024 pour son exposition Exsiccatae, présentée à la Maison Louise-Carrier à Lévis.

Graveur de formation, Vincent développe dès 1986 une pratique picturale en peinture marquée par son rapport à la matière et au traitement des surfaces. Cette nouvelle expérience alimentera de nombreuses séries gravées. Depuis 1998, il œuvre principalement en art public dans le cadre de la Politique d’intégration des arts à l’architecture du Gouvernement du Québec, tout en poursuivant une production exposée au Québec et à l’étranger. Symboliste et préoccupé par le passage du temps, il explore les thèmes de la vie, de la mort et de la métamorphose. Son expérience de la gravure sur bois nourrit une approche où les surfaces sont incisées, brûlées ou lacérées afin de révéler, selon les mots de William Blake, « l’infini » dissimulé derrière le visible.





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